Mathilde Supe Menu

CRUEL PARK, film, installation vidéo et plateforme interactive

2015-2017, HD video, 1h20mn
cruelpark.com


(trailer)


Avec le soutien du programme de résidence Astérides, Ateliers d'Artistes, et du PAC Marseille 2015, Friche de la Belle de Mai, Marseille


Cruel Park est un film et un projet multiforme, un jeu entre l’art video et le cinéma, une aventure qui traverse différents registres d'images.
Elle et Lui se perdent dans un parc inquiétant, qui n'est autre qu'un zapping sans issue dans lequel le spectateur est invité à se perdre lui-même. C’est une immersion dans une intrigue fantastique, au détour de reprises de publicités et de films hollywoodiens, d’imitations de tutoriaux Youtube, de vidéos amateur…


Avec : Valentine Basse, Théo Comby Lemaitre, Gregor Daronian, Nina Villanova, et les acteurs de l’ensemble 23 de l’ERACM, École Régionale d’Acteurs de Cannes-Marseille. Image Mathilde Supe, montage François Duverger, son Clément Mancheron, musique Arthur Lavandier


Novembre 2018 > Projection version long-métrage pour Nuit blanche 2018, dans le cadre de la carte blanche Keren Cytter au Musée d'Art et d'Histoire du Judaïsme : mahj.org/fr/programme/nuit-blanche-keren-cytter-74713


PLATEFORME WEB INTERACTIVE ~ en collaboration avec Olivier Jonvaux ~ cruelpark.com


Le site internet cruelpark.com permet d'immerger le spectateur au coeur du montage du film, dont l'ordre se programme aléatoirement à chaque connexion, pour prolonger l'expérience labyrinthique du film, devenu fragmentaire comme un grand zapping, ou une cartographie

Mathilde Supe - Cruel Park
Mathilde Supe - Cruel Park
Mathilde Supe - Cruel Park
Mathilde Supe - Cruel Park


Texte de Caroline Hancock pour l'exposition Aperçu Avant Impression dans le cadre du Printemps de l'Art Contemporain 2015,
Friche de la Belle de Mai, Marseille :

" C’est un décor... C’est pas réel... "

Mathilde Supe était déjà à l’honneur à Marseille l’été dernier lors d’une exposition personnelle, Off The Shores, à OÙ lieu d’exposition pour l’art actuel, dans le cadre d’un partenariat avec le FID 25ème édition. Ce retour est l’occasion de démarrer un nouveau film en terrain connu, à la Friche et sur l’Île du Frioul, entre autres. Ecriture des scénarios, storyboard, castings, tournage, mixage. Le processus est enclenché, son parc des images labyrinthique se dessine. 4 scènes de Cruel Park sont réalisées et la jeune artiste vidéaste en propose un avant-goût ici.

Il s’agit d’une histoire entre eau de rose et épouvante, entre Elle et Lui, dans le style d’un mythe d’Orphée schématisé, avec enlèvement, espionnage, courses poursuites, révélations sur skype, sacrifice, double maléfique ou ange gardien. Mathilde Supe revisite à sa manière les clichés des années 90, avec une pointe de nostalgie pour les affects exacerbés de l’adolescence, le gothique électronique et le kitsh. Les protagonistes en arrivent à se battre avec l’image.

Ses inspirations viennent autant du cinéma (Titanic, Lord of the Flies, les films de Claire Simon ou de David Lynch), des dessins animés (Le Roi et l’oiseau), des vidéos de propagandes jihadistes sur Internet, que de la publicité et des oeuvres d’art de Bill Viola et de Keren Cytter. Sans oublier les phénomènes Youtube tels que les lolcats. Soit elle les revendique, soit elle les manipule pour mieux les critiquer aujourd’hui.

Mathilde Supe - Cruel Park
Mathilde Supe - Cruel Park
Mathilde Supe - Cruel Park